Petits bouts d’inspiration

  • Histoire sans parole

    J’étouffe de trop de mots qui inondent ma tête, j’étouffe de trop de mots qui butent sur mes lèvres. Les idées m’envahissent, me submergent, me possèdent de ne jamais trouver un chemin de sortie. Dans un hoquet de mots les phrases me suffoquent, et malgré mes efforts je vomis du silence. Je vocalise sans son,…

  • Par à-coup

     « Un coup de », a-piori n’est pas très agréable. Et pourtant, qu’en est-il du coup de main sans coup de pied ? Ou un coup de rein sur un coup de tête ? Et un coup de tête sur un coup de tête ? Ça fait mal. Bref, « le coup de » se juge au coup par coup et après…

  • Au carrefour des envies

    Partir. Pourtant y revenir, même à reculons. Le pire des sens pour aller de l’avant, sauf pour qui préfère assurer ses arrières. Scruter hier et foncer à l’aveugle vers demain. Faire volte-face et le présent prend un tournant, ou un tour de rein. La vie peut être tordue même quand ça file droit. Un coup d’éclat,…

  • Mégalomanie d’écrivain

    J’ai écrit pendant 15 jours, les pages se noircissaient, cela me grisait. Le stylo courait, volait, mais les mots le devançaient. Au bout de 3 jours mon roman était fini, 350 pages bien tassées, bonnes à souhait. Alors j’ai recommencé, le deuxième tome, le troisième tome… L’Iliade et l’Odyssée ? Du pipi de chat. La comédie…

  • Mon pays de Candy

    Elle est terminée et pourtant présente, une « sur-veillance » qui ne contrôle pas, non, qui ne juge pas d’intransigeance, non, mais qui accompagne avec bienveillance. Elle est diaphanement proche quand s’immisce dans la grisaille un émerveillement. Ne surtout pas vouloir le capturer pour plus tard, au risque de ne pas l’apprécier sur l’instant car elle n’aime…

  • Être elle

    C’est l’histoire d’un type qui voulait être elle, le maquillage pour adoucir ses traits et souligner sa vérité. Il avait abandonné le pantalon, parangon de garçon, pour revêtir robe et talons. C’est l’histoire d’un type qui se bat pour être elle, malgré les sous-entendus d’inconnus, les regards entendus de malotrus, les malentendus qui perdurent, suppurent…

  • Attablés avec l’ennui

    Les conversations s’alanguissent. Les quelques phrases lancées sont d’une telle banalité qu’on ne prend pas la peine de les terminer. Ils y répondent par un hochement de tête, un soupir, un « c’est sûr » « c’est comme ça ». Les verres sont vides mais personne ne propose d’autres tournées. L’un époussette une poussière imaginaire, l’autre scrute les stries…

  • Schizophrénie

    Je joue à être toi Tu en perds ton Moi, ça devient compliqué Il, monte à la surface et ça brouille le contrôle Nous sommes dès lors divers, désassemblés, mal associés Vous nous faites mal, vous ricannez : Vous, tu, qui ? ils s’entretuent.